Thursday, September 24, 2009

GRAND PRIX DE LITTERATURE POLICIERE 2009

Le Grand Prix de Littérature Policière 2009 a été attribué hier à la BILIPO.

Les neuf jurés ont tranché.

Onze romans français avaient été sélectionnés en juin.

C'est "Les coeurs déchirés" de Hervé Le Corre qui l'a emporté dans la catégorie "Romans français" au troisième tour.


Les autres titres français ayant reçu des voix étant: "Miserere" de Jean-Christophe Grangé, "Le Testament syriaque" de Barouk Salamé et "Fakirs" de Antonin Varenne.


Dix-sept romans étrangers avaient été sélectionnés en juin.
C'est "La main droite du diable" de Ken Bruen qui l'a emporté dans la catégorie "Romans étrangers" au troisième tour.



Les autres titres étrangers ayant reçu des voix étant "Enfant 44" de Tom Rob Smith et "Traquer les ombres" de John Harvey.

Pour vous faire une idée de la qualité littéraire du Ken Bruen (et je ne vous parle pas des dialogues!), voici des extraits:

Il s'adossa à son fauteuil dont le cuir fit entendre des craquements. Je me dis du moins que ce devait être le cuir... car si c'était son dos, il était dans un sale état. Il joignit ses doigts, accompagnant son geste d'un mmmmph. Ce que je voudrais savoir, c'est si on leur enseigne ça, à la faculté de droit? C'est un truc qu'on voit souvent faire par les
Directeurs de banques
Psychiatres
Surintendants des forces de l'ordre


Encore un extrait?

Ne pas avoir d'enfants est un fardeau dont on ignore qu'on le porte. On le chasse d'un haussement d'épaules en disant: "Je ferais un très mauvais père."

Allez, un dernier pour le plaisir:

- Je m'appelle Tommy Smith. Je suis le président de l'assemblée des copropriétaires.
C'étaient des petits connards dans son genre qui assombrissaient ma vie depuis toujours. Immanquablement, il y avait un conseil ou un comité derrière lequel ils pouvaient se retrancher. Mon haleine embuait ses lunettes.


Précis, incisif, épuré, brillant, "La main droite du diable" est ce que j'ai lu de meilleur en un an.

Sunday, September 13, 2009

LOVE AROUND THE WORLD




Avant sa sortie prochaine en Allemagne, LE DERNIER TESTAMENT est édité ce mois-ci au Chili et en Chine. Je vous fait profiter de la première et quatrième de couverture de l'édition chinoise (chez Chongqing Publishing House à Shanghai). Il ne reste plus qu'à attendre que John Woo le mette en scène...


Thursday, September 10, 2009

BAZ'ART DES MOTS

Samedi, le BAZ'ART DES MOTS fête son 2ème anniversaire, et pas qu'à moitié, jugez-en au programme. Alain Lèze a eu la gentillesse de m'inviter au milieu de ce beau monde (Catherine Fradier et Pierre Bordage seront de la partie). A mon tour d'inviter tous les lecteurs qui se trouveraient ce week-end dans la Drôme. Mais vous l'êtes aussi si vous habitez Lyon, Paris ou Anchorage...

LE BAZ'ART DES MOTS
Librairie-espace d'art -bar à thé
19 grande rue
26390 Hauterives
Téléphone: 0475689540
lebazartdesmots.over-blog.com

Tuesday, September 01, 2009

LA RENTREE



Nous abordons la période de l’année que l’on appelle « rentrée ». La France se retrouve autour des machines à café après avoir passé deux mois la tête dans le sable. Le Français engourdi se remet peu à peu dans le bain du turbin. Le pantacourt et le débardeur sont dans le panier de linge sale, la voiture est lavée, les gosses équipés pour leur premier jour d’école. C’est le moment des grandes décisions, quel sport vais-je pratiquer cette année ou qu’est-ce qu’on va faire aux vacances de Noël ? C’est la rentrée des politicards qui vont se remettre à politiser. La rentrée sociale avec ses cortèges de manifs. Les congés payés vont finir d’user leurs espadrilles surs les pavés de Paris et les étudiants révolutionnaires vont ressortir leurs slogans, profiter encore un peu de leur statut d’irresponsables avant qu’ils n’entrent dans une catégorie socioprofessionnelle imposée par la nécessité de payer le loyer, le supermarché et l’essence. C’est aussi la révélation des nouveaux programmes télévisés, généralement réchauffés, avec une cohorte d’animateurs débiles et de journalistes qui s’intéressent à nouveau au monde. C’est la rentrée littéraire avec ses 650 bouquins, la plupart illisibles, la plupart marketés, la plupart écrits par des « médiauteurs » aux à-valoir calculés sur leur audimat, qui n’ont d’ailleurs plus rien à raconter et sont contraints de puiser l’inspiration dans leurs souvenirs personnels pour continuer à occuper les étals des librairies, un peu comme les nazis occupaient la France en quarante. Même diktat du bon goût, même propagande, même collaboration généralisée. La rentrée littéraire s’accompagnera prochainement de remises de prix bidons magouillés en coulisses et qui arrivent encore à berner la moitié du pays.
Je n’ai pas réussi à me passionner pour un livre cet été, à part un vieux Stephen King et « l’Art de la Guerre » de Sun Zi qui est loin d’être une nouveauté. Suis-je blasé au point de ne voir dans le roman que la récupération de stéréotypes mille fois déclinés et enseignés dans les ateliers d’écritures à des ex-taulards ou à des traders reconvertis en auteurs de thrillers? Depuis « La griffe du chien » de Don Winslow, je n’ai rien lu à la hauteur. Seul « Miserere » de Grangé m’a tenu en haleine. Est-ce pour cela que j’écris ? Parce que je ne trouve pas chez les autres ce que j’aimerai lire ? Il y a un peu de ça. Quand j’ai vu la « Crucifixion » du Tintoret, j’ai su que je ne serai jamais peintre. Quand j’ai vu la « Piéta » de Michel Ange, j’ai su que je ne serai jamais sculpteur. Et quand j’écoute Mozart, Ennio Morricone ou Metallica je suis découragé de jouer de la musique. Récemment, j’ai vu le dernier film de Quentin Tarantino qui a plus que jamais retrouvé sa verve, ses dialogues ciselés dans la perfection, sa mise en scène lumineuse, et je suis soulagé de ne pas être cinéaste. Tarantino a dit un jour que son meilleur conseiller restait le spectateur qui est en lui. C’est pour ça qu’il fait de bons films. C’est pour ça que « Inglourious Basterds » n’est pas un pensum historique ni une énième boursouflure hyper documentée sur la deuxième guerre mondiale. Au diable la vérité historique et l’approbation des censeurs. On n’est pas à l’école, mais au cinéma. « Inglourious Basterds » est un fantasme artistique et historique à l’état pur, où le cinéma tue Hitler, au sens propre comme au sens figuré, où le cinéaste transforme les choses existantes pour créer quelque chose d’unique.
QT a déclaré aussi que le public va au cinéma pour y être torturé. Vivre une expérience forte qu'il ne maîtrise pas. Telle est la voie. Le Dao. Dans « Inglourious Basterds », il aligne ainsi des scènes de tension désamorcées par un humour ravageur. La première séquence du film, anthologique, en est la meilleure illustration. Les spectateurs sont angoissés, en rage, prêts à exploser, et d’un seul coup, un détail ou une réplique nous fait éclater de rire. Juste après, on replonge dans l’horreur. On passe de la haine au rire, du rire à l’effroi, en un clin d’œil. C’est ça le cinéma. C’est ce que je recherche en littérature.
C’est enfin la rentrée des salons littéraires. Je peux déjà vous informer que dans quinze jours, je serai au Baz’art des Mots à Hauterives, en compagnie de Catherine Fradier et de Pierre Bordage. En octobre, il y aura Sang d’encre à Vienne et en décembre une tournée en Allemagne à l’occasion de la publication du « Dernier Testament » dans la langue de Goethe. Détails sur mon site.
Samedi dernier j’étais à l’Espace Culturel de Vence où la séance de dédicaces s’est transformée en réunion d’amis, toutes générations confondues. Merci à Véronique, Didier, Valoo, Thierry, Mégane (qui bientôt sera autorisée à me lire), Claire, Cédric, Pierrette, Guy, Marie-Agnès et tous les autres, pour être passés échanger quelques mots. Car comme aurait pu le dire Quentin Tarantino, mon meilleur conseiller reste le lecteur qui est en moi… et devant moi.

Wednesday, July 15, 2009

INTERVIEW

Voici en intégralité, l'interview que m'a accordée Marc Bailly de Phenix Mag sur le stand du Diable Vauvert au salon du livre de Paris 2009. On savourera la teneur existentialiste de certaines questions, flirtant avec un solipsisme cryptographique! Bref la meilleur interview qu'on m'ait offerte à l'occasion de la sortie d'EVANA 4.



L’année passée, notre interview n’était pas des plus sérieuses. Donc cette année, nous allons faire un truc sérieux.
Je n’en attendais pas moins de toi !

L’heuristique de l’écriture est-elle une forme plus aboutie de la phase créative chez l’auteur qui s’affirme ? Et penses-tu être dans une phase heuristique freudienne ou jungienne ?
Je vais te répondre ce que Shakespeare a répondu à l’époque : « To be or not to be » !

Peux-tu me dire si l’heuristique paronymique qui est flagrante à la lecture d’Evana est bien une forme occidentale comparable au Ying et au Yang dans la philosophie bouddhiste ?
(Rires) Là, je te répondrai plus sérieusement par un koân : « La mousse est plus verte après la pluie ».

A méditer…
Bon, il y a tout de même une question à laquelle tout auteur un tant soit peu sérieux se doit de répondre, mais jusqu'ici, tu n’as pas abordé ce fondement de la philosophie cosmique dans aucun de tes romans. Donc j'ose, j'avance, je propose et je pose : "Qui c'est le plus fort ? King Kong ou Godzilla ?
Jusqu’à présent, j’étais persuadé que c’était King Kong. Mais avec les progrès du nucléaire – et sachant que Godzilla est un produit du nucléaire – je me demande aujourd’hui si Godzilla ne l’emporterait pas.

Faudrait essayer…
Bon, on va quand même vraiment commencer ! Fini de rigoler !
Ton dernier livre « Evana 4 » est un hommage à Agatha Christie, Alfred Hitchcock, Mankiewicz, ce ne sont pas des références un peu dépassées ?
Dépassées ? Par qui ? C’est moi qui te le demande ! Un peu comme Tarantino a rendu hommage à ses grands maîtres, qu’ils soient asiatiques, américains ou européens, j’ai essayé de rendre hommage à ces génies qui ont révolutionné la façon de raconter une histoire et qui nous ont tous plus ou moins influencé dans notre art. Ce qui a changé, c’est l’époque, pas la manière de raconter. C’est pourquoi j’ai joué à fond sur cette différence, en traitant mon sujet avec le plus de modernité possible.

Qu’est-ce qui te fascine chez ces « monstres sacrés » ?
Chez Hitchcock, c’est l’art du suspense. Chez Agatha Christie, c’est la précision mécanique, presque mathématique, de la dramaturgie. C’est leur sens du détail, la construction de leurs histoires et le jeu qu’ils menaient avec le lecteur ou le spectateur manipulé, pour lui dire à la fin : « Bon sang mais le coupable, c’est lui bien sûr». Quant à Mankiewicz, il est le cinéaste des personnages féminins et des beaux parleurs, un dialoguiste génial, un metteur en scène d’une intelligence rare. Avec deux acteurs dans une pièce, il arrivait à nous tenir en haleine pendant 2 heures grâce à un scénario admirablement écrit et à des dialogues ciselés dans un cynisme délectable.

« Evana 4 » est-il ton Evana à toi ? Rêves-tu de créer un bouquin qui soit le parfait équilibre entre le message et le divertissement ?
Godard, dont les propos sur le cinéma étaient souvent bien meilleurs que ses films, avait dit un jour : « Le cinéma c’est une Blonde sans soutien-gorge filée par un détective qui a peur du vide ». Pour moi, la littérature se définit de la même façon. Si vous voulez ajouter un message là-dedans, pourquoi pas, à condition qu’il soit au service du récit. Et non l’inverse. Le fantasme, le mystère, le frisson avant tout. Sinon, on ne fait plus de l’art, mais de la propagande. L’équilibre doit plutôt se situer à mi-chemin entre l’axe dramatique et l’axe thématique. Ainsi dans Evana 4, j’ai imaginé six actrices de rêve réunies autour d’un producteur de cinéma mégalo qui cherche à démasquer celle qui va le tuer. Cet axe dramatique révèle la thématique de la création du mythe de la star, de la femme idéale qui rendrait le monde amoureux, du dessein démiurgique d’un producteur qui se prend pour Dieu et qui pour faire le bien a fait le mal. Vous y trouverez peut-être quelques messages, mais j’espère surtout que je vous aurai diverti.

Dans ce livre, comparativement à tes autres livres, il y a peu de scènes d’action, peu de voyages. Tu étais trop bien dans tes chaussettes ou quoi ?
(Rires) J’ai imaginé un huis-clos avec une dizaine de protagonistes, donc le contraire des « Nathan Love » où 150 personnages évoluent dans 50 lieux différents aux quatre coins du monde. Bon, je n’ai pas pu m’empêcher de faire voyager le lecteur, à travers quelques flash-back en Inde, à New York et à Florence. Quelques bouffées d’air qui permettent au lecteur de mieux comprendre les personnages et de sortir du climat oppressant de Evana 4. Certes, l’intrigue se déroule sur la Côte d’Azur, et il y a pire comme endroit, mais c’était un challenge que de rendre ce lieu angoissant, comme celui que s’était donné Hitchcock dans la fameuse scène de « La Mort aux Trousses » où Cary Grant est piégé en plein désert.

« Evana 4 » est-il une réaction de ta part à tes autres livres où le style est plus tendu, plus proche du cinéma de divertissement ?
Je pense que j’ai gardé le même style même si effectivement il y a moins de scènes d’action. La part belle est toujours donnée aux dialogues. Pour moi les personnages sont définis par leurs actes et leurs paroles, et rarement par la voix off du narrateur. Comme au cinéma. Ce sont eux qui font avancer l’action, donc je les regarde faire.


Ton processus d’écriture a-t-il été différent ?
Depuis mon premier roman, la méthode n’a pas changé : définir des axes dramatique et thématique suffisamment intéressants pour que j’accepte d’y consacrer au moins un an de ma vie et que le lecteur accepte d’y investir une vingtaine d’ euros et pas mal d’heures, me documenter à fond sur le sujet, créer une situation de départ alléchante dans laquelle je vais plonger mes protagonistes dont j’ai préalablement dressé un profil complet, et commencer l’écriture qui, si tout ce travail de préparation a été bien fait, va couler de source…

A la lecture de ce livre, on ne peut douter de ton hétérosexualité triomphante. Un mot sur les femmes ?
C’est vrai que sur le casting d’Evana 4, je me suis fait plaisir. Il fallait au moins ça pour la création de la femme idéale. Un mot sur les femmes ? Je suis entourées par des femmes (une épouse et trois filles) dans la vie réelle et ce sont souvent elles qui font avancer l’action dans mes romans, qu’elles soient des Aïka ou des Evana. Mon personnage de Nathan Love lui-même est souvent poussé à agir par une femme.

Ta femme est-elle jalouse d’Evana ?
Je crois que de tous les romans que j’ai écrits, Evana 4 est celui qu’elle préfère. Cela vient peut-être du fait qu’un esprit féminin est plus en phase avec mes Evana et que finalement l’empathie et la compassion l’emportent sur la jalousie. Et puis j’avais pris les devant avec une belle épigraphe…

As-tu une fascination pour la perfection ?
Oui, c’est le thème même du roman, la création de la femme parfaite. Mon personnage récurrent du Dernier Testament et de La Dernière Arme est lui aussi attiré par la perfection. Il poursuit une quête d’absolu et de pureté à travers la pratique du zen et des arts martiaux.

La perfection n’est-elle pas stérile comme résultat ?
Comme l’idéal, la perfection est une illusion, on n’y parvient jamais. C’est le chemin qui y mène et tous les efforts déployés pour y arriver qui sont enrichissants et qui font de belles histoires… C’est un peu comme un voyage, l’enthousiasme du départ, l’envol vers l’inconnu, les péripéties, et le retour à la réalité. Mais en chemin, nous nous sommes « améliorés ».

As-tu vu le film « Simone » ? Qu’en penses-tu ? N’est-ce pas un peu la même démarche, même si là c’est une créature de synthèse ?
Je fais référence à ce film dans Evana 4. L’objectif du producteur incarné par Pacino est de créer l’actrice parfaite. Il croit pouvoir y parvenir avec un personnage de synthèse. La grosse différence avec la démarche de Zender Arbacan, c’est que ce dernier veut créer la femme idéale. Il lui faut donc un personnage de chair et d’humanité qu’il va s’employer à modeler à sa façon. Arbacan va jouer non pas avec un système binaire et des images de synthèses, mais avec la chimie des émotions, la plastique humaine. Simone est virtuelle. Evana est réelle. Et c’est cette réalité qui va engendrer un retour de flamme et une sanglante confrontation entre les créatures et leur pygmalion.

Considères-tu ce livre comme plus personnel que les autres ?
Le cinéma, encore plus que les voyages et les arts martiaux, est une véritable passion. Quand je crée un personnage comme Nathan Love qui voyage aux quatre coins du monde et pratique les arts martiaux, je suis dans mon élément. Avec le cinéma, je touche à mon premier amour.
Maintenant, est-ce que Evana 4 est plus personnel ? C’est un roman que j’ai initialement écrit sous forme de scénario il y a 10 ans. Puis je l’ai transformé en roman. Que j’ai réécrit trois fois. Cela fait donc 10 ans qu’il est avec moi. Dans ce sens, on peut dire qu’il est plus personnel que les autres.

Tu as du attendre une forme de maturité d’écriture ?
Pas forcément de la maturité. Les versions précédentes ne me plaisaient pas. La mécanique était insuffisamment huilée, certains personnages pas assez épais, le récit manquait de fluidité. Il a fallu se remettre à l’ouvrage plusieurs fois. Il faut dire que je m’étais mis la pression. Les spectres d’Agatha Christie et de Joseph Mankiewicz me tapaient régulièrement sur l’épaule pour me dire « Hey mon gars, tu peux faire mieux ».

As-tu dû attendre pour le sortir ? Ton éditeur était-il d’accord sur ce projet ?
La publication d’Evana 4 était prévue de longue date entre deux Nathan Love. Entre « La Dernière Arme » et celui que je suis en train d’écrire.

Que penses-tu de la starification des acteurs ?
Il y a de moins en moins de vraies stars. Le mot est aujourd’hui tellement galvaudé qu’il ne veut plus rien dire. Il suffit de passer à la télé pour devenir une « star ». Avec Evana 4, je reviens au sens premier du terme, au sens hollywoodien. Pour moi, une vraie star, c’est Marilyn Monroe, c’est-à-dire une actrice qui au-delà de son métier et à travers une vie hors du commun est devenue une icône immortelle, intemporelle. Toute la nouvelle génération qui n’a pas connu Marilyn vivante et qui n’a vu aucun de ses films, la connait.

Aimerais-tu être une star ?
Non, je laisse cela aux acteurs et aux rockers. Créer une star oui mais pas en être une…

Quels seraient tes caprices ?
Je n’aime pas les gosses capricieux, alors les adultes n’en parlons pas. Je me distinguerais des autres stars en n’ayant aucun caprice !

La musique semble indispensable dans ta vie, tu écris en musique ?
J’écris en musique et je mets de la musique dans mes écrits. A la fin du roman d’ailleurs, je présente la play-list complète de la bande son qu’on « entend » dans le livre. La musique me sert à trouver le rythme d’un chapitre, à caractériser les personnages, à installer une ambiance, à renforcer la connivence avec les lecteurs.

5 films indispensables.
Seven et Fight Club de David Fincher. La mort aux trousses de Hitchcock, Incassable de Night Shyamalan, Miami Vice (ou Heat) de Michael Mann. Il était une fois dans l’ouest de Sergio Leone…aïe ça fait 6 films. En fait il y a 20 films dans mon Top 5.

5 CDs indispensables ?
Impossible de limiter à la liste à 5 CD. D’abord, il y a les albums de Speed Rock Machine et de O.C.Blues, mais là on va dire que je ne suis pas objectif, vu que ce sont des potes. Sinon, je peux citer les albums que j’ai le plus usés : (What’s the story) Morning Glory ? d’Oasis, War de U2, le Black Album de Metallica, The Stone Roses des Stone Roses, Bridges to Babylone des Rolling Stones, Black Hole and Revelations de Muse, les B.O. de Kill Bill et du Bon, la Brute et le Truand. Ça fait déjà plus de 5 CD et la liste n’est pas finie. Mais en format MP3, ça devrait passer.

Ton blog est assez vivant. Tu y parles souvent d’actualité. As-tu l’impression que nous sommes manipulés ?
Bien sûr et c’est parce qu’on le veut bien, parce que nous sommes fainéants, parce que nous manquons de temps et de curiosité. On se contente du journal de 20 h plutôt que d’aller chercher soi-même l’information. On prend pour argent comptant ce qu’on nous sert, on bâti des convictions et des théories sur ce qu’on nous fait croire, on se met au diapason du martellement médiatique, on se satisfait de la pensée commune, on ne va pas au-delà des faits fumeux. Dans le zen, on dit que la vérité a deux faces. Il ne faut jamais oublier la deuxième face.

Si je te dis : Rita Hayworth
Gilda, un long gant noir lentement déroulé, Put the blame on me…

Marylin Monroe
Le parangon de la star. Elle est à l’origine du personnage d’ Evana 4 . Morte l’année de ma naissance, Marilyn reste l’actrice qui m’a le plus fait fantasmer. Sa propre vie fut un film hollywoodien. J’ai écris une nouvelle sur elle. Mais je n’en resterai pas là…

May West
Une bombe sexuelle, comme Marilyn. Et comme chez Marilyn, les mensurations vertigineuses cachaient un Q.I. élevé, une femme brillante qui avait elle aussi l’art de la réplique. May West était actrice, productrice et scénariste de ses films. Je lui rend hommage dans mon premier roman Pour adultes seulement.

Grace Kelly
L’héroïne hitchcockienne par excellence…qui a abandonné le cinéma pour un décor d’opérette.

Gina Lollobrigida
L’anti héroïne hitchcockienne, la beauté italienne, inégalable, celle des Claudia Cardinale et des Monica Bellucci.

Angelina Jolie ou Marylin Monroe ?
Intéressant comme choix, car pour moi Angelina Jolie est « La » star d’aujourd’hui, digne descendante de Marilyn, actrice douée, sachant choisir ses films, dont l’aura illumine le monde au-delà des salles de cinéma, et là encore, alors qu’elle n’a que 34 ans, sa propre vie est déjà un film.

Halle Berry ou Rita Hayworth ?
Rita Hayworth ! Put the blame on me, Marc…

Monday, June 29, 2009

BONNES VACANCES

Alors que les vacances d'été approchent, je vais me retirer du monde pour me consacrer un peu plus sérieusement à l'écriture. Je laisse derrière moi quelques belles rencontres avec les lecteurs. De bons souvenirs en quelques photo ci-dessous, prises au cours de ces derniers mois...
Que ces vacances ne vous empêchent pas garder les yeux ouverts sur l'Iran où Mahmoud Le Tordu entouré de sa clique de bassidjis SS et de barbus pervers essayent de nous faire croire à la démocratie dans leur pays. Bon sang mais qu'attendent la CIA, le MI5 et le Mossad pour virer ces guignols du pouvoir, comme au bon vieux temps?
Gardez aussi les yeux et les oreilles grands ouverts pour revoir et réécouter Michael Jackson, l'un des piliers de la musique pop qui vient de s'écrouler à Neverland presque trente après John Lennon.
Je vous souhaite de bonnes vacances et de belles lectures.


FESTIVAL LIRE AU SOLEIL à Porto-Vecchio. Un de mes meilleurs souvenirs de salon cette année. Débat sur le thème "Réalité et littérature noire" animé par Philippe Olivier. A ma droite, Noël Simsolo.




FESTIVAL DU LIVRE DE NICE. Débat sur le thème "Le polar dans tous ses états" animé par Laurent Seksik, en compagnie, entre autres, de DOA. Un festival très jet set.





LE LIVRE DANS LA RUE à La Gaude. Quand on fait descendre dans les villages de la Côte d'Azur autre chose que de la bouffe ou de la brocante, ça peut être sympa aussi.




QUAIS DU POLAR à Lyon. Un vrai salon du livre, avec de vrais libraires et de vrais lecteurs qui accourent en masse. Et aussi de vrais photographes, en l'occurrence Philippe Matsas qui m'a tiré le portrait pour l'occasion.





L'incontournable SALON DU LIVRE DE PARIS, sur le stand du Diable Vauvert où je suis interviewé par Marc Bailly, rédac chef de Phenix Mag.

Saturday, June 06, 2009

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Un envoyé du Ciel est descendu sur Terre hier soir pour adresser un message à l’humanité. Après avoir passé trois ans au-dessus de nos têtes en hélicoptère avec une Camflex en guise de bâton de pèlerin, le prophète aux cheveux blancs nous a livré son évangile sous forme d’un film d’1h34 réalisé à partir de 500 heures de rushes et intitulé Home. Images de pure beauté et commentaire d’une limpide simplicité. Yann Arthus-Bertrand, car c’est de lui qu’il s’agit, nous montre que nous sommes assis sur un trésor que nous dilapidons, que nous détruisons, jusqu’à l’anéantissement total… et proche. On y voit, entre autres, comment nous transformons les forêts en viande ou comment nous avons épuisé en quelques décennies les poches de soleil que les végétaux avaient mis des millions d’années à constituer.
Le message n’est certes pas nouveau. Cela fait des années que les scientifiques nous préviennent, même les vice-président et acteurs hollywoodiens s’y sont mis. Mais ce qui différencie la démarche de Yann Arthus-Bertrand c’est son universalité. Comme s’il était un envoyé de Dieu. Le dernier messager avant l’Apocalypse. Pour parler de l’état de la Terre, il filme la Terre dans sa globalité, à hauteur d’Ange et s’adresse à l’ensemble des Terriens. Hier soir le film était diffusé dans plus de cinquante pays, sur les chaines de télévision, dans les cinémas, sur Internet, sur des écrans géants… gratuitement. Sans copyright. Un don pour nous informer, nous rappeler, pour prévenir une dernière fois…
Je retiendrai de Home ces images du sol gelé de Sibérie qui est en train de fondre à cause du réchauffement climatique. Sous la surface, se cache d’immenses quantités de méthane, un gaz à effet de serre vingt fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Si le permafrost fondait, le dégagement de méthane provoquerait un emballement de l’effet de serre dont personne ne peut prévoir les conséquences. Une véritable bombe climatique, commente Yann Arthus-Bertrand.
Je retiendrai aussi deux phrases du film : « Il ne reste plus que dix ans à l’humanité pour inverser la tendance et éviter de franchir la frontière de ces terres inconnues qui serait désormais la nôtre » et « Il est trop tard pour être pessimiste ».
Vous pouvez le visionner en intégralité jusqu’au 14 juin sur Youtube :
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