Monday, June 29, 2009

BONNES VACANCES

Alors que les vacances d'été approchent, je vais me retirer du monde pour me consacrer un peu plus sérieusement à l'écriture. Je laisse derrière moi quelques belles rencontres avec les lecteurs. De bons souvenirs en quelques photo ci-dessous, prises au cours de ces derniers mois...
Que ces vacances ne vous empêchent pas garder les yeux ouverts sur l'Iran où Mahmoud Le Tordu entouré de sa clique de bassidjis SS et de barbus pervers essayent de nous faire croire à la démocratie dans leur pays. Bon sang mais qu'attendent la CIA, le MI5 et le Mossad pour virer ces guignols du pouvoir, comme au bon vieux temps?
Gardez aussi les yeux et les oreilles grands ouverts pour revoir et réécouter Michael Jackson, l'un des piliers de la musique pop qui vient de s'écrouler à Neverland presque trente après John Lennon.
Je vous souhaite de bonnes vacances et de belles lectures.


FESTIVAL LIRE AU SOLEIL à Porto-Vecchio. Un de mes meilleurs souvenirs de salon cette année. Débat sur le thème "Réalité et littérature noire" animé par Philippe Olivier. A ma droite, Noël Simsolo.




FESTIVAL DU LIVRE DE NICE. Débat sur le thème "Le polar dans tous ses états" animé par Laurent Seksik, en compagnie, entre autres, de DOA. Un festival très jet set.





LE LIVRE DANS LA RUE à La Gaude. Quand on fait descendre dans les villages de la Côte d'Azur autre chose que de la bouffe ou de la brocante, ça peut être sympa aussi.




QUAIS DU POLAR à Lyon. Un vrai salon du livre, avec de vrais libraires et de vrais lecteurs qui accourent en masse. Et aussi de vrais photographes, en l'occurrence Philippe Matsas qui m'a tiré le portrait pour l'occasion.





L'incontournable SALON DU LIVRE DE PARIS, sur le stand du Diable Vauvert où je suis interviewé par Marc Bailly, rédac chef de Phenix Mag.

Saturday, June 06, 2009

HOME



Un envoyé du Ciel est descendu sur Terre hier soir pour adresser un message à l’humanité. Après avoir passé trois ans au-dessus de nos têtes en hélicoptère avec une Camflex en guise de bâton de pèlerin, le prophète aux cheveux blancs nous a livré son évangile sous forme d’un film d’1h34 réalisé à partir de 500 heures de rushes et intitulé Home. Images de pure beauté et commentaire d’une limpide simplicité. Yann Arthus-Bertrand, car c’est de lui qu’il s’agit, nous montre que nous sommes assis sur un trésor que nous dilapidons, que nous détruisons, jusqu’à l’anéantissement total… et proche. On y voit, entre autres, comment nous transformons les forêts en viande ou comment nous avons épuisé en quelques décennies les poches de soleil que les végétaux avaient mis des millions d’années à constituer.
Le message n’est certes pas nouveau. Cela fait des années que les scientifiques nous préviennent, même les vice-président et acteurs hollywoodiens s’y sont mis. Mais ce qui différencie la démarche de Yann Arthus-Bertrand c’est son universalité. Comme s’il était un envoyé de Dieu. Le dernier messager avant l’Apocalypse. Pour parler de l’état de la Terre, il filme la Terre dans sa globalité, à hauteur d’Ange et s’adresse à l’ensemble des Terriens. Hier soir le film était diffusé dans plus de cinquante pays, sur les chaines de télévision, dans les cinémas, sur Internet, sur des écrans géants… gratuitement. Sans copyright. Un don pour nous informer, nous rappeler, pour prévenir une dernière fois…
Je retiendrai de Home ces images du sol gelé de Sibérie qui est en train de fondre à cause du réchauffement climatique. Sous la surface, se cache d’immenses quantités de méthane, un gaz à effet de serre vingt fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Si le permafrost fondait, le dégagement de méthane provoquerait un emballement de l’effet de serre dont personne ne peut prévoir les conséquences. Une véritable bombe climatique, commente Yann Arthus-Bertrand.
Je retiendrai aussi deux phrases du film : « Il ne reste plus que dix ans à l’humanité pour inverser la tendance et éviter de franchir la frontière de ces terres inconnues qui serait désormais la nôtre » et « Il est trop tard pour être pessimiste ».
Vous pouvez le visionner en intégralité jusqu’au 14 juin sur Youtube :
  • HOME
  • Saturday, May 30, 2009

    PROFIL DANS NICE-MATIN


    Me voilà fiché!
    Telle une profileuse du FBI, Stéphanie Gasiglia a fait mon profil (avec une sacrée belle plume) dans le Nice-Matin d'aujourd'hui. Une pleine page avec une photo devant mon home sweet home.
    Pour ceux qui n'ont pas la chance de vivre dans la région, ni de se procurer le journal, je vous communique le lien de l'article sur Internet:

    Cagnes-sur-Mer - Philip Leroy, écrivain en cinémascope - nicematin.com

    Je serai cet après-midi à la librairie Masséna à Nice pour dédicacer EVANA 4 et répondre aux questions, si vous en avez encore après avoir lu ce portrait.

    Monday, May 18, 2009

    LE LIVRE DANS LA RUE


    Souvenirs du 10ème festival du livre de La Gaude qui s'est déroulé le week-end dernier. Un "Livre dans la rue" présidé cette année par Richard Bohringer qui a préféré le paisible village de La Gaude au tapis rouge de Cannes. Le comédien m'a complétement bluffé. J'imaginais un acteur grande gueule surfant sur son aura médiatique pour caser sa littérature, j'ai découvert un écrivain, un vrai, un poète de l'âme humaine, balançant les mots avec ses poings, ses tripes, son coeur. Samedi soir, il nous a offert une lecture de quelques-uns de ses textes, beaux et poignants à la fois, devant un public conquis par ce qui fut un véritable one man show.


    Extrait, sans l'interprétation malheureusement: "...L'écriture est la seule vérité. Etre vertical. Jeter les germes de l'amer. Trouver le son qui fera rebondir. L'inspiration court comme un nuage. Vite et sans remords. Le désespoir d'écrire devient cristal. Les cannibales de la mémoire font tomber les larmes sur le clavier. Ecrire. Dieu païen, aide ton serviteur. Donne-moi l'oiseau bariolé. Celui qui aide à souffler la page blanche. Ma révolte. Mon drapeau d'amour..."
    Bravo et merci l'artiste.
    Des artistes, il y en avait beaucoup d'autres. Personnellement, j'ai eu le plaisir de dédicacer entre Henri Loevenbruck paraphant à tour de bras ses fantastiques trilogies et Thomas Rabino venu signer son livre historique (dans tous les sens du terme): "Le réseau carte", réseau trop méconnu de la résistance parce que antiallemand, antigaulliste, anticommuniste, anticollabo. Un pavé dans la mare de l'histoire officielle, qui rétablit des vérités sur la Résistance. Bref cette autre face de la Vérité que j'affectionne.
    J'ai fait la connaissance de deux autres belles personnalités: Lassaâd Metoui dont les calligraphies arabes sont aussi envoutantes que les textes de Khalil Gibran qu'elles illustrent, et Gaston Kelman qui est noir, n'aime pas le manioc, est aussi speedé qu'un parisien et prête volontier sa veste à ceux qui ont froid.
    Merci enfin à Gilbert Lugara et à Bruno Lamy sans qui tout cela n'aurait pas existé.
    Richard Bohringer affirmait qu'une ville la nuit, c'est beau. Mais un village sous le soleil, c'est joli aussi. Surtout avec des livres dans la rue...

    Saturday, May 02, 2009

    LA DERNIERE ARME


    "Pas de réformes, pas de sexe !" Tel est le mot d’ordre lancé par les Kenyanes. Une semaine d’abstinence pour exercer une pression sur les leviers du pouvoir politique en place. Face à l’immobilisme du président Odinga et du premier ministre Kibaki qui se partagent le pouvoir depuis les affrontements meurtriers de 2008, les femmes du Kenya ont décidé d’avoir recours à la dernière arme, celle qui faisait le titre de mon roman paru en 2007. Sur les traces de Esian Zawi et des Aïkas… les Kenyanes passent à l'action. Je me plais soudain à rêver de l’extension du mouvement à l'Afghanistan, l'Arabie Saoudite, le Yémen, le Soudan, l'Iran, l'Egypte, le Congo, la Somalie, la Chine...

    Thursday, April 30, 2009

    Au nom du Pèze, du Fric et du St Espèce

    Les Français râlent, manifestent, défilent, revendiquent, brûlent, cassent, saccagent, prennent en otage, tuent, violent bientôt… Au nom de quoi ? De l’argent. Le nouveau dieu, la valeur ultime, l’idéologie dominante. Plus d’indemnités, plus d’allocations, plus d’augmentations, plus de dédommagements, plus de salaires, plus de commissions, plus de primes, plus de pensions, plus de parachutes dorés, plus de stock options, plus de couverture tirée à soit. Plus de fric pour éponger dettes et crédits, s’acheter une maison plus grande, une voiture plus grosse, un écran de télé plus large et plus plat, une cuisine plus intégrée, un salon plus en cuir. Des thunes pour remplir un réservoir de diesel ou un caddy de plats préparés, de liquides sucrés, de confiseries chimiques. De l’oseille pour acheter plus de chaussures, plus de fringues, plus de marques pendant les soldes. Du pèze pour se payer des forfaits téléphoniques illimités et des mobiles plus sophistiqués. Des sous pour s’offrir l’ordinateur le plus puissant, des Wii, des PS, des iPod, des home cinéma. Du blé pour s’empiffrer dans des restos ou des clubs de vacances all inclusive, barricadés dans des pays qui crèvent la dalle. Du pognon pour s’offrir des tas de trucs aux enchères sur e-bay. Du flouze pour entasser les cadeaux autour d’un sapin mort, se péter la panse au Réveillon, s’aviner de millésimé, manger encore et encore. Des tas d’oseille pour se payer une quinzième bagnole, une villa de plus sur la planète, une femme plus jeune, un jet plus cossu, une île, un gouvernement, un pays. Pauvre ou riche, on veut de l’argent pour avoir plus, même si on ne sait pas quoi. Sarkozy, le « Monsieur Plus » de la politique, a tapé dans le mille. L’esprit sain dans un corps sain, c’est désuet. La nouvelle philosophie c’est de travailler plus pour gagner plus, gagner plus pour consommer plus, consommer plus pour travailler plus, et la boucle sera bouclée. Le chiffre de la croissance en dépend. Au détriment du bien-être, de l’environnement, de la planète, de l’art, de la connaissance, de la santé mentale. Courber l’échine plus longtemps pour posséder, profiter, prendre tout ce qu’il y a à prendre. Benoît 16 soupapes a récemment mis le turbo sur l’abstinence sexuelle. Mais pas sur l’abstinence matérielle. Car c’est devenu un luxe que même les Tibétains, envahis par la nouvelle société de consommation chinoise, ne peuvent plus se payer aujourd’hui.

    Je rentre d’une région de l’Espagne appelée Andalousie. Les gens y vivent autrement. Loin d’être le plus riche d’Espagne, le peuple andalou semble moins touché par la crise. Parce que ses valeurs ne sont pas l’argent, ni le travail, ni les biens de consommation. Ses valeurs sont celles de la famille, de l’amitié, de la fraternité, de la fête, ensemble. Le mot « ensemble » galvaudé par les slogans de nos politiciens a un véritable sens ici. En Andalousie, on festoie, on ripaille, on chante, dans les bodegas des villes ou dans les champs à la campagne, entre jeunes et vieux, autochtones et étrangers, amis, voisins, parents, enfants, animaux. Toutes les occasions, feria, fête religieuse, anniversaire, mariage, sont bonnes pour se réunir dans la liesse et la chaleur humaine. C’est cette fraternité qui fait la richesse andalouse. L’argent n’y est plus indispensable. Pourquoi acheter un appartement quand une tante ou un oncle de Séville ne demande qu’à héberger celui de la famille qui vient faire ses études ? Pourquoi acheter une voiture quand les parents se plaisent à jouer les chauffeurs ? Pourquoi parquer les vieux dans des maisons de retraite quand les enfants veulent les avoir près d’eux ? Pourquoi se ruer vers les supermarchés quand au village on fait pousser des légumes et qu’on tue le cochon ? Au cours de mon voyage, un grand-père qui peignait aussi bien que Velasquez m’a ouvert sa porte pour me monter ses toiles, une mère a offert une robe de flamenco à ma fille, des jeunes nous ont nourri et abreuvé pendant toute une journée, un joueur de guitare a même réussi à me faire chanter, j’ai mangé des fraises aussi grosses que des pommes, parlé des heures sans connaître un mot d’espagnol, j’ai vu des filles plus belles que des reines de beauté défiler sur des chars tirés par des tracteurs, j’ai croisé des flics qui avaient le sourire, bref j’ai vu des gens heureux.



    Se posent-ils la question de savoir si le dieu monétaire va nous faire sortir de la crise ? Si nous allons droit dans le mur ou si nous faisons marche arrière? Si nous allons réessayer les vieilles recettes proposées par un fonctionnaire révolutionnaire ou une ouvrière en lutte, recettes qui mènent fatalement au goulag et aux camps de rééducation ? A ces questions anachroniques, un Sévillan vous répondra « Ponme una canita con unas olivas » (donne-moi une bière et des olives).



    Il n’y a pas à attendre qu’un expert, un politicien ou un gourou nous dise laquelle de l’ancienne ou de la prochaine civilisation est la meilleure. Car de toute façon, on va tout droit vers la prochaine. L’humanité évolue inexorablement. Qu’on le veuille ou pas. Que ce soit un problème ou pas. La crise économique n’est qu’une étape prononcée de cette évolution. Certes, l’intelligence se développe plus vite que la sagesse et les muscles perdent de leur utilité. Ces derniers sont entretenus artificiellement sur des terrains de sport ou dans des salles de gym. Le cerveau interne s’atrophie au profit du télencéphale, entrainant un déséquilibre mental, des maladies nerveuses, des psychoses. Alors comment s’adapter à ce changement? En créant de l’équilibre, car seul l’équilibre va dans le sens de la bonne évolution. Opposer la sagesse à l’agressivité, l’ouverture d’esprit aux habitudes, la curiosité aux certitudes, la mobilité à l’immobilisme, la générosité à l’appât du gain, la fraternité au fanatisme. Se conduire ni comme un criminel cupide, ni comme un chef spirituel détaché. Accepter de changer, avec effort et avec justesse. Savoir vivre tout simplement. A cette seule condition, ce qui est mauvais se transformera en mieux. Et une autre civilisation naitra paisiblement.

    Sunday, April 19, 2009

    SALT

    Pour vous faire saliver, voici la première photo de SALT, le prochain de film du talentueux Phillip Noyce qui retrouve Angelina Jolie dix ans après BONE COLLECTOR.



    Sortie prévue en 2010